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Google Ads pour un artisan : rentable, ou argent jeté ?

Le calcul à faire avant de dépenser un euro, et les réglages qui protègent ton budget.

Un plombier assis au volant de sa camionnette répond au téléphone avec un sourire satisfait, carnet posé sur le volant, lumière du matin.

« J'ai essayé Google Ads, j'ai perdu 400 € en trois semaines. » On entend ça souvent. Dans presque tous les cas, le problème n'était pas Google Ads : c'étaient trois réglages manquants. Voilà comment poser la question correctement.

Le calcul, avant tout

Avant de parler budget, réponds à deux questions : combien te rapporte un client en moyenne, et combien de demandes faut-il pour signer une affaire ? Si un chantier moyen te laisse 800 € de marge et que tu signes une demande sur trois, tu peux payer jusqu'à environ 260 € pour obtenir trois demandes — et rester gagnant.

Quand Google Ads a vraiment du sens

  • Quand la demande est urgente : dépannage, serrurerie, plomberie, vitrerie. Le client cherche maintenant et appelle le premier crédible.
  • Quand la marge par client est élevée : rénovation, menuiserie sur mesure, installation de chauffage.
  • Quand tu démarres : le référencement naturel met des mois, la publicité met des heures.
  • Quand tu ouvres une nouvelle zone et que personne ne te connaît encore.

À l'inverse, si ton panier moyen est faible et que tu vis du passage en rue, ton budget sera probablement mieux placé sur ta fiche Google et tes avis.

Les trois réglages qui changent tout

1. Les mots-clés négatifs

C'est le réglage le plus rentable et le plus souvent oublié. Sans lui, ton annonce s'affiche sur « formation plombier », « salaire plombier », « plombier emploi », « tuto fuite d'eau ». Tu paies chaque clic de gens qui ne t'appelleront jamais. Une liste de négatifs bien tenue peut diviser le coût par demande par deux.

2. Le ciblage géographique

Par défaut, Google cible large. Si tu interviens dans un rayon de 25 km autour de Montluçon, dis-le précisément — sinon tu paies pour des clics à Clermont-Ferrand que tu ne pourras pas servir. Pense aussi à exclure explicitement les zones où tu ne vas pas.

3. Le suivi des conversions

Sans suivi, tu regardes des clics — c'est-à-dire rien. Il faut mesurer les appels passés depuis l'annonce et les formulaires envoyés. C'est ce qui permet ensuite de couper ce qui ne marche pas et de renforcer ce qui marche.

Quel budget pour commencer

Le budget dépend entièrement de ton métier et de ta zone : le clic ne coûte pas le même prix pour un serrurier et pour un fleuriste. Le principe reste identique — commencer petit sur les mots les plus intentionnels, mesurer trois à quatre semaines, puis augmenter uniquement sur ce qui a produit des demandes.

Ce qu'il ne faut pas faire : lancer large, ne rien mesurer, et conclure au bout de dix jours. C'est exactement comme ça qu'on perd 400 € et l'envie de recommencer.

Si tu veux qu'on regarde si c'est pertinent pour toi — et parfois la réponse est non — c'est le genre de chose qu'on tranche au diagnostic, chiffres en main.

Les questions qu'on nous pose.

Ça varie énormément selon le métier, la concurrence locale et l'heure. Un dépannage urgent coûte plus cher qu'une requête d'information. C'est pour ça qu'on regarde le coût par demande reçue, pas le coût par clic.

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